vendredi 12 novembre 2010

séance de rattrapage...

Nous sommes déjà le 12 novembre... Je sais, j'ai pris beaucoup de retard. Faisons donc un petit retour en arrière et remontons le temps au 16 octobre.
Après des heures interminables de vol et une escale nocturne à Bangkok (en même temps, avec toutes nos heures de transport au compteur en Inde, nous n'avons plus peur de rien), nous débarquons en terre Australienne. Changement de décor, changement d'ambiance...
Déjà, on ne nous demande plus « one ruppie plizzzz » tous les 10 mètres et le « wherrre do you come frrrrrom? » ne nous est demandé que par les douaniers nettement moins sympathiques que les indiens. En revanche, nous sommes accueillis par notre taxi (difficile de perdre les bonnes habitudes du rickshaw) par un « hi, mate » et « hello darling, how are you? » assez surprenant.
Fait étonnant également, les rues sont d'une propreté immaculée et silencieuses à souhait.
Quelques kilomètres plus tard, sans avoir croisé ni vache ni lépreux, la note du taxi manque de nous étouffer ($AUS 40 contre les 40 ruppies habituels), on a bien mérité notre « thanks honey »!
Nous débarquons donc à Bondi Beach, à l'auberge de jeunesse, qui s'avère ne pas être la bonne... Petite frayeur, nous nous voyions déjà dormir sur la plage. Finalement, notre petit « nid douillet » nous attend à 50 mètres de là, la plage à nos pieds, ce qui, je suppose, justifie les $AUS70 la nuit (gasp!). Même en Inde, nous n'avons pas connu pire : un lit, une fenêtre, les toilettes et la douche sur le palier avec ventilation sibérienne en permanence... Le rêve!
En deux jours, nous avons déjà dépensé la moitié de notre budget, pas le temps de trainer, il nous faut trouver non seulement un lieu moins cher, mais aussi et surtout, de quoi renflouer nos bourses, en bref, un boulot. C'est parti pour une journée de café internet pour impression du fameux CV, prospection des agences immos, sites internet de coloc, et dépôt de cv dans tous les restos et boutiques du coin, avec ça, c'est sûr, on va trouver! Ben non... Aussi incroyable que ça puisse paraître, on ne veut ni de nous comme colocataires (on est pourtant des gens sympas il me semble), ni comme employés... Petite baisse de moral donc au second jour de notre aventure. Pas grave, demain, on va y arriver! Pas plus... on a la poisse ou quoi???!!! Après 4 jours de galère à Bondi (prononcer Bondaïiiii), on décide de changer de crèmerie et de partir vers la terre promise : la City!
A peine le pied posé dans le coin, la chance commence à nous sourire, il y a foule d'appart à louer et la plupart des restos et boutiques sont à la recherche de jeunes ambitieux! Entre temps, on passe nos soirées au Macdo (wi-fi gratuit, y'a pas de petites économies...!) pour continuer nos recherches sur le Net et informer nos parents que nous ne sommes pas au bord du suicide. Nous prenons donc nos quartiers dans le coin, moins pratique en revanche, on doit changer d'auberge de jeunesse presque tous les 2 jours car il n'y a pas assez de place, qui plus est, nous gardons l'espoir de trouver un appart, nous ne voulons donc pas réserver plus de 2 nuits. Pendant une bonne semaine donc, nous nous tapons une bonne trentaine de visites pour des apparts glauques, hors de prix et/ou mal situés, puis alors que nous perdions espoir, nous trouvons ce petit studio sur Elizabeth Street (en plein coeur de la cité), avec piscine, sauna, hammam, salle de sport et jacuzzi, pour la modique somme de $AUS1700/mois (soit quasiment le prix d'une coloc...). Nous supplions l'agent immobilier chinois d'accepter de nous le louer, nous sommes bien entendu les meilleurs locataires du monde, certes sans emploi, mais plein de bonne volonté... Il finit par nous rappeler le lendemain pour nous dire que non, le proprio ne veut pas de nous dans son immeuble de luxe (et pour cause, nous avons beau être parfaits, nous ne sommes pas chinois, j'y reviendrai...). Il faut croire qu'il n'a trouvé personne de plus chinois que nous puisque quelques heures plus tard, nous revenions dans la course, moyennant un mois de dépôt de garantie + 1 mois pour le loyer en cours (soit $4000... vive la carte Gold!). Ca c'est la bonne nouvelle, la mauvaise, c'est que l'appart en question n'est pas meublé et que nous n'avons pas de voiture... On se laisse pas démonter, je trouve un français dans la rue qui cherche désespérement depuis une semaine à vendre son van pourri et lui propose d'occuper son après-midi en m'emmenant chez Ikéa pour acheter des meubles et les déposer dans notre merveilleux petit appart. Contre toute attente, il accepte (il doit vraiment se faire chier...)! Me voilà partie avec mon acolyte qui à l'évidence, n'a jamais mis un pied chez Ikéa (sans doute la raison pour laquelle il a accepté, il ne savait pas à quoi s'attendre le pauvre...). Et c'est parti pour 3 heures de folies à acheter ce qu'il y a de moins cher dans tout le magasin (on va pas se ruiner pour seulement un an...), du canapé à la table en passant par le linge de lit, tous les rayons y passent, nous avons aujourdh'ui l'appartement type de l'étudiant fauché! Fauché d'ailleurs pas tellement, car je constate à mon grand étonnement qu'Ikéa ne pratique pas les mêmes tarifs ici, la « fameuse » table LACK composée d'un bout d'agglo et de 4 pieds à visser coûte le double pour les Aussies!!!! Enfin, on va pas manger par terre non plus, d'autant que la moquette est beige et qu'on aimerait bien récupérer le dépôt de garantie en partant... va donc pour acheter aussi un tapis! Les achats effectués, je réquisitionne encore mon gentil français (ou cruellement en manque de relations sociales après 5 mois dans l'outback) pour monter tout le bordel à l'appart (Mika fait son premier jour de boulot, en faible femme, je dois me démerder toute seule ;-)). Je me fais d'ailleurs un peu sermonner par le gardien de l'immeuble qui me signale que les déménagements doivent se faire par l'arrière du bâtiment, « c'est un immeuble de standing, vous comprenez? », « je comprends, mais là j'ai un canapé sous le bras, le moment est mal choisi... prochain déménagement, promis, je passe par derrière... ».
Donc voilà, ça y est, on a un appartement, et des meubles, manque le frigo, pas de soucis, je fais un tour sur Gumtree.com.au, THE site internet australien par excellence où on trouve tout, autant de l'électroménager que du boulot... et je dégote un lot, frigo, machine à laver pour une bouchée de pain, mais comme j'explique au gentil vendeur, je vais pas pouvoir me les trainer sur le dos. « No problem, honey, je vous les dépose ce soir! Yessss. Ca c'est fait!
Le lendemain, j'enquille ma première journée de boulot chez Marcs, une boutique de fringue pour australiennes friquées, mais au mauvais goût indiscutable (et encore, je pense avoir trouvé une des boutiques les mieux de tout Sydney... c'est dire!). Réveil difficile, et oui, il a fallu monter tous les meubles dans la soirée/nuit et j'ai un peu perdu l'habitude de mettre un réveil depuis 6 mois... J'arrive donc la gueule enfarinée pour rencontrer Jen, ma boss, adepte de la moue boudeuse et du mouvement de cheveux comme dans la pub fructis. Autant dire qu'on va bien s'entendre, tout à fait mon genre... Enfin, du boulot c'est du boulot, et puis il faut bien payer ce p... d'appart'.
Vous constaterez au passage que non seulement nous n'avons pas eu le temps d'alimenter le blog, mais que nous n'avons pas non plus eu le temps de visiter la ville... Nos rares moments de repos, nous les avons consacrés au jacuzzi, à la sieste ou à la recherche d'un autre boulot ( je vais finir par lui faire bouffer ses cheveux à la Jen...!). Chose qui s'avère d'ailleurs payante, car après plusieurs essais infructueux, dont un pour une oeuvre de charité (j'étais vraiment désespérée hahahaha!!! Ca va bien faire marrer Fred ça... tu aurais du me voir à l'oeuvre), j'ai enfin trouvé un boulot pour American Express (plus dans mes cordes) qui démarre lundi, vous en saurez plus prochainement.
Mika, quand à lui, bosse pour un resto italien à Bondi Beach, on lui a bien proposé de faire des massages avec finition manuelle (ça a du bon de mettre son cv en ligne, on trouve des contacts intéressants...), mais étonnement il a refusé malgré le bon salaire qui lui était proposé. Il a également fait plusieurs essais, mais il s'avère que pour le moment, le resto italien reste le meilleur compromis.
Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, nous avons également reçu nos valises, à notre plus grand soulagement, non seulement parce qu'on en avais quand même un peu marre d'être sapés en manouche de retour d'Inde (ambiance sarouel crade...), mais aussi et surtout parce que les australiens ont vraiment la palme du mauvais goût en matière de fringues. Pour les femmes, nous avons le choix entre la pétasse/salope décomplexée avec jupe ras la salle de jeux en lamé violet (cellulite apparente of course) ou la business woman coincée du cul avec col jabot et jupe noire sous le genoux (option chaussure de sport pour les plus téméraires, du plus bel effet...). Pour les hommes, ce n'est guère mieux, nous avons le surfeur rebelle (muscles saillants et protéinés obligatoires) en marcel et claquettes, ou le jeune versaillais/catho (mèche, chaussure bateau et pull noué autour du cou). Etonnant d'ailleurs de constater que la pétasse n'est pas forcément destinée au surfeur et vice versa... Bref, j'étais proche de la dépression vestimentaire... Quelques jours de plus, et je prenais un billet d'avion pour Paris!
C'est également l'arrivée du soleil depuis quelques jours, j'ai pu enfin profiter de ma première plage aujourd'hui (seule, malheureusement le pauvre Mika faisait un autre essai dans un resto tenu vraisemblablement par une maquerelle sur le retour... pas concluant, donc) . Tout ne pouvant pas être parfait, il n'y avait pas de vagues... Bronzette uniquement, le surf attendra.
J'hésite à ouvrir un nouveau chapitre, celui des occupants de notre immeuble, les fameux asiatiques, mais je me le garde sous le coude pour le prochain épisode...
Voilà, j'espère avoir comblé le retard...
Nous avons pris quelques photos, mais il me faut encore les sélectionner et attendre d'avoir une connexion internet fiable pour les mettre en ligne. Sans oublier que si je vous donne tout tout de suite, vous ne consulterez plus le blog, ce qui serait quand même fort dommage...!!
Sur ces bonnes paroles, nous allons nous coucher!
Bonne journée à tous.

La biz des choux!!

2 commentaires:

  1. Ha enfin des nouvelles de nos petits choux préfères !! Bon malgré un démarrage difficile, votre aventure en Australie à l'air de prendre finalement une bonne tournure, tant mieux. J'aime bcp les commentaires sur les tenues vestimentaires et sur Jen, j'ai bien rigolé !! Il nous tarde les photos et la suite de l'histoire du petit chinois. Bon courage à vous deux.
    Bisous à bientôt pour de nouvelles aventures, enfin pour vous en tout cas ....


    Vivi, jéjé, Enriqué

    RépondreSupprimer
  2. hello les z amoureux
    comm quoi le paradis hein lol mais bon quant vous rentrerai sa feras de bonnes tranches de rigolades gardez le sourire (lol)
    z etes pas les seuls a avoir flippès pour les valoches (la poste te rassure lol)
    prenez soins de vous surtout kiss du vieux singe

    RépondreSupprimer