samedi 13 novembre 2010

viva China!!!

Comme vous le savez déjà, nous habitons actuellement le CBD, Central Business District, mais, très clairement, le Chinese Bullshit District serait plus approprié.
A dire vrai, on se croirait dans les rues d'une grande mégalopole chinoise, outre les boutiques surprenantes où l'on trouve de tout (si, si... on a tenté, on a même déniché des porte-clés Caprice des Dieux collector, c'est dire...), la population du quartier est majoritairement asiatique. Au début, on trouvait ça plutôt rigolo d'être les seuls blancs becs dans la rue, mais c'était avant de faire connaissance avec la population, en particulier celle de notre immeuble.
Il faut s'avoir qu'ici la tradition est de s'affubler de petits sobriquets affectueux tels que "darling", "sweetie", "honey", "babe", "cutie", "buddy", "mate" et j'en passe... même avec des personnes que vous n'avez jamais croisé de votre vie (au début, ça fait drôle...), ensuite, et c'est une constante, tous s'enquièrent de savoir comment vous vous portez et si vous passez un "lovely day". Plutôt sympathique comme habitude. Au bout de deux jours, on est bien obligés de prendre le pli, au risque de passer pour des rustres et des malpolis (cons de français). C'est donc tout naturellement que nous avons reproduit, à notre tour, le schéma, y compris dans notre immeuble.
Notre building compte 32 étages, occupés par 99,9% d'asiatiques (les 0,1% restant étant constitués du concierge, de Mika et moi-même), autant dire que nous sommes non seulement les seuls blancs, mais également, rarement les seuls dans notre ascenseur. Premier jour, les portes s'ouvrent, une dizaine de paires d'yeux bridés nous regardent d'un air étonné pour certain (il faut dire qu'il ne sont pas vraiment habitués), ou carrément choqués (mais que font-ils dans notre immeuble???!!!). Pas intimidés, nous lançons joyeusement un "Hi" bien placé, accompagné d'un grand sourire, qui ne reçoit aucun échos. Etrange... Ils n'ont pas du entendre. Je réitère, "Hello" dis-je d'une voix affirmée. Toujours pas de réponse, juste le bruit du vent de l'inimitable instant de solitude (en d'autres termes, le bide intégral). Peut-être que nous n'avons pas eu de chance et que ceux-là sont à la fois sourds et nuls en anglais, qui sait.
Le lendemain, même sketch, certains, gênés (quand même), regardent leurs pompes pendant que d'autres tentent un timide sourire en se reprenant bien vite dès qu'ils sentent le regard hostile de leurs congénères.
De temps en temps, il nous arrive d'en coincer un tout seul dans l'ascenseur, la majorité l'imposant, ils finissent par s'incliner et nous répondent d'un presque inaudible "hello", accompagné dans les meilleurs jours d'une légère inclination du buste. Victoire, mwouhahaha!!!! Ces instants sont d'un pur plaisir!
A l'inverse, nous avons parfois la chance de tomber sur ce que nous supposons être des japonais (illumination de nos journées, vive le Japon!), qui pour le coup, sont d'un enthousiasme sans bornes, tellement kawaï qu'on se croirait dans un épisode de Sailor Moon.
Lorsque je bossais dans la boutique, ce n'étais pas mieux, je m'approchais en saluant les clientes qui, au mieux, me regardaient d'un air offusqué, ambiance mais comment ose-t-elle me parler???!!!
C'est devenu en quelque sorte notre challenge quotidien : en convertir au moins un par jour à la politesse, y'a du boulot. A force de détermination et d'enthousiasme, je dois dire que ça fonctionne de mieux en mieux (par contre, ils doivent vraiment nous prendre pour des débiles...). L'objectif final : réussir d'ici la fin de l'année à se faire payer le saké chez les habitants du 32ème (les plus snobs). A ce stade, je dois dire que c'est pas gagné, mais nous sommes très motivés.
Mesdames et Messieurs, c'était l'épisode des chinois!!

Des bises.

1 commentaire:

  1. fabuleux les chinois, c terrible ...... courage courage vous allez l'avoir votre saké suis sure !! Biz à vous 2

    vivi, jéjé, Enriqué

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